L’ingénierie et les
efforts de guerre

La Seconde Guerre mondiale va mobiliser tous les ingénieurs du Québec pour produire le matériel dont les pays alliés du Canada auront besoin jusqu’en 1945. Il va falloir des avions, des navires et des armes, et pour cela, on a besoin d’aluminium, d’acier et de beaucoup d’électricité. La centrale hydroélectrique de l’île Maligne n’en fournit pas assez pour produire l’aluminium nécessaire à la fabrication des avions. Au Saguenay, on va inaugurer à Shipshaw un barrage et une centrale, dont la puissance de 896 mégawatts bat alors tous les records. On ouvre également des routes et des lignes de chemin de fer pour transporter d’Arvida vers Montréal près de 400 tonnes d’aluminium, que l’on transformera en avions dans de gigantesques hangars. À Saint-Laurent, jusqu’à 12 000 ouvriers fabriqueront le Harvard, un avion de combat, et le Norseman, un monomoteur pour 10 passagers. À Saint-Hubert, on produira des appareils amphibies Canso — ancêtres des hydravions de Canadair —, tandis qu’à Longueuil, 123 bombardiers Curtis Hell Divers seront construits tous les mois. Tout en produisant cet avion, les ingénieurs québécois l’amélioreront en lui apportant près de 60 000 modifications. Tous ces manufacturiers seront à l’origine de l’industrie aéronautique de pointe dans la région de Montréal. Dans le quartier Angus, à Montréal, les ateliers du Canadien Pacifique assembleront des chars d’assaut et le long du fleuve, sept chantiers navals produiront des milliers de navires. Au cours de la décennie suivante, ces chantiers construiront les barges qui navigueront sur la Voie maritime du Saint-Laurent.

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