Le projet de
la Baie-James

© Hydro-Québec

Le 27 octobre 1979, un grondement s’élève au-dessus de la baie James. René Lévesque, alors premier ministre du Québec, vient de mettre en service la première des 22 turbines de la centrale hydroélectrique LG-2. L’ancien premier ministre Robert Bourassa, qui est à l’origine de cette centrale, est aussi présent.

En avril 1971, Robert Bourassa avait annoncé le projet du siècle : une série de barrages, de réservoirs et de centrales, qui permettrait de créer de nouveaux emplois et qui rapporterait des millions de dollars, grâce à toute l’électricité vendue aux États américains voisins, notamment celui de New York.

Dans la région de la Baie-James, qui représente 20 % de la superficie du Québec, la puissante rivière La Grande sera choisie en mai 1972 pour y aménager quatre centrales, entre 1974 et 1996, auxquelles trois autres unités seraient ajoutées, sur la période 2003-2011. Leur capacité de production serait équivalente à celle de la Belgique. Finis les mégawatts, désormais le Québec parlerait de térawatts.

Par ses dimensions, la centrale souterraine La Grande-2 (LG-2) est la plus grande du monde et son barrage est haut comme… un immeuble de 53 étages ! Avec sa puissance de 7722 mégawatts, elle est aussi le premier centre de production d’hydroélectricité en Amérique du Nord. On est vraiment loin de la capacité des centrales de l’île Maligne et de Shipshaw !

Pour réaliser ce très grand projet, Hydro-Québec a fait appel à des entreprises privées, qui ont ensuite été reconnues dans le monde entier pour la compétence de leurs ingénieurs.

Depuis le 16 octobre 1996, en mémoire du premier ministre décédé, LG-2 s’appelle la centrale Robert-Bourassa.

Un térawatt vaut un milliard de kilowatts et un térawatt par année équivaut à la combustion d’un milliard de tonnes de charbon (Le grand dictionnaire terminologique).

À toi de juger !

Combien d’étoiles accordes-tu à ce projet?

 
Ce projet arrive présentement :
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